
25 juin 2009
Livre de chevet #3

23 juin 2009
Parenthèse jardinière

Ce qui permet aussi à ceux qui m'imaginaient en geek casanier (c'est qui est en partie vrai) de découvrir ainsi mon Charles Ingalls intérieur, ce qui me donne, j'en suis sûr, un supplément de sex-appeal qui va faire exploser l'audience de ce blog.
19 juin 2009
Moi et les séries - 5ème partie : Star Trek ? Ah ouais, le gars avec les fausses oreilles...
Soyons honnête : tout ça dans la plus profonde subjectivité et dans le plus grand refus de jeter ne serait-ce qu'un sourcil sur l'adversaire, juste histoire de voir si c'est si craignos que ça en a l'air. On est con à 16 ans, et pour des tas de choses bien plus sérieuses que les séries.
Le déclic est venu justement de Deep Space 9, troisième série portant la mention Star Trek à avoir été mise à l'antenne. Là où Babylon est une station cosmopolite tentant de faire le pont entre des peuples n'ayant pour seul point commun que le voyage spatial, DS9 est une station qui l'objectif d'être ce qu'est Babylon. Mais on en est loin, car le lieu, avant sa reprise par la Fédération, est déjà chargé d'une histoire bien lourde. En effet elle est proche d'une planête, Bajor, qui vient de se sortir du joug cardassien et donc en pleine reconstruction. La Fédération prend donc le contrôle de cette station, devant faire le tampon entre les aspirations d'un peuple qui retrouve la liberté, les anciens geoliers dont l'empire tombe en décrépitude, les vengeances, la justice, les autres peuples et une menace qui va très vite se profiler.
En plein 90's, cette série sonne on ne peut plus actuel, après la chute du mur et l'éclatement des Balkans. Et je découvre un univers loin d'être aussi naïf et premier degré que j'aurai pu le croire, une acuité que je ne soupçonnais pas, et de l'humour ! Et aussi des jolies filles...
Et c'est l'enchaînement. Je m'intéresse de fait à la précédente série, The Next Generation, que je regarderai de manière moins assidue, mais dont je ne louperai pas le final absolument grandiose, lors d'une soirée spéciale sur Jimmy, où sera également diffusé le pilote inédit de la série originale, pilote où il n'est pas encore question du Capitaine Kirk, mais déjà de Spock et d'un premier officier au féminin (qui disparaîtra tout de suite derrière).
Et peu à peu j'ai réussi à m'intéresser à la série originale, celle-là même qui, de par mon ignorance, m'avait bloqué l'accès à cet univers. Et je peux dire aujourd'hui, alors que je viens de finir de regarder l'ensemble des 3 saisons, que c'est une grande série. Au delà de tous ses oripeaux surranés, voilà une série qui savait proposer à la fois une SF de qualité sans occulter, et souvent avec beaucoup de finesse, les problématiques de la fin des années 60 (et certaines sont toujours d'actualité...). Et en ce sens, la troisième saison s'avère être la meilleure des trois, malgré un début un peu foiré (le premier épisode qui se termine sur un grand rire de l'équipage, y compris Spock, façon mauvaise sitcom familiale) : ségrégation, hippies, phénomènes sectaires et gourous, racisme, sexisme, ingérence diplomatique... Et parfois juste de la SF, avec la suspension d'incrédulité poussé au maximum, comme ce fameux épisode où l'équipage revit le duel de Tombstone. Alors oui, les épisodes ne se suivent pas (c'était encore très très rare dans les 60's), les personnages semblent parfois figés et n'évoluent que peu les uns par rapport aux autres d'une saison à l'autre, mais ceux-ci bien écrits, bien joués (Nimoy rules !) et surtout attachants. Et les filles sont souvent jolies et court vêtues. Et si les extraterrestres frisent le délit anthropocentrisme, n'y voyez qu'une économie de moyen, et qu'une façon de mieux parler de nous.
Ce qui frappe encore aujourd'hui, c'est l'ignorance du public et d'une bonne partie de journalistes ciné-tv face à cet univers complexe et d'une rare solidité. Et où l'on ressort toujours le cliché du pyjama à la sortie du dernier volet de la saga.
Le jour où la France se targuera d'avoir pondu un tel univers, on pourra peut-être recommencer de se moquer...
A suivre si tout va bien : Moi et les séries - 6ème partie : j'ai pas encore ni le titre, ni le thème, alors d'ici là bonjour chez vous
18 juin 2009
Les Beaux Gosses
Malgré une affiche et des bandes-annonces qui laissent supposer un ton graveleux et des personnages de beaufs version acnée et poils qui poussent, rien de tout cela n'apparaît dans le film. Riad Sattouf (LE dessinateur le plus drôle de Fluide Glacial actuellement, avec son Pascal Brutal) réussit son film là où l'on attendait pas un film français sur l'adolescence. Respectueux de ses personnages, sa caméra a elle-même un regard d'ado, elle est à leur niveau et quelque soit la situation, elle ne semble jamais hautaine avec leurs émotions et leurs hormones. Car oui, le sexe les travaillent, garçons ou filles, et Sattouf le démontre : le sexe et l'acceptation du groupe sont les deux moteurs de l'ado.
Les dialogues sonnent juste, tout comme les situations, et surtout Sattouf semble avoir à tout prix ne pas voulu faire du jeunisme ou à l'inverse jeter un regard condescendant d'"adulte" sur ces plus-vraiment-enfants-mais-pas-vraiment-adultes, et enfin un regard ni violent, ni misérabiliste, ni fashion, un regard tendre et fin est posé sur cet âge ingrat, dépeint trop souvent par le mode caricatural ou trash. La violence est là, celle du racket ou des petites vengeances, les tentations des actes délictueux, la confrontation des classes sociales, la misère des adultes, pas forcément plus heureux une fois que l'adolescence est passée. Sattouf nous dirait-il que c'était, malgré tout, le meilleur moment de notre vie ? Si le film manque parfois un peu de liant sur la longueur et que certains sujets (sujets d'adultes ?) sont parfois un peu survolés, Riad Sattouf réussit sa première réalisation sans heurs, et surtout avec l'objectif atteint de donner un film français enfin intéressant, drôle et joyeux sur l'adolescence.
A 27 ans, j'étais le plus agé des spectateurs de la salle de cinéma (vous vous rendez compte, des ados ont payé leur place de ciné plutôt que de le télécharger...) et je ne me suis pas senti à coté de la plaque. Je me suis même bien, et même sacrément, marré. Et je me suis surtout rappelé pourquoi j'avais détesté toute cette période du collège, et de l'adolescence, et que si tout cela rappelle des souvenirs, je ne voudrais pas les revivre. Oh non, pour rien au monde.
14 juin 2009
Le silence des agneaux

Jonathan Demme signe là son chef d'oeuvre, sa pièce maitresse, LE film qui restera de lui (bien plus que le pourtant magnifique Philadelphia). Et au delà de ça, il pose un jalon, une espèce de pierre philosophale du film de serial killer, de point d'horizon vers lequel tous les autres films de serial killer à tendance réaliste (je ne mets pas les slashers façon Scream dans le lot, car ils appartiennent sans discussion possible à un autre sous-genre) vont tendre sans jamais plus le dépasser (et je ne parle pas des suites, préquelles et autres remakes de la saga Lecter...).
Sobriété du jeu des acteurs, photographie superbe, musique au poil, décors (cet automne, et cette morosité ambiante jusque dans les tailleurs de Starling) et costumes qui sonnent juste ; et que dire des acteurs, tous impeccables, et Ted Levine (Buffalo Bill) et Anthony Hopkins (Lecter) posent eux aussi un jalon indépassable dans les rôles de psychopathes, dans deux registres différents. Ce même Hopkins ne fera qu'une caricature de Lecter dans le plaisant mais parfois grotesque Hannibal de Ridley Scott. Pour Levine, il donne une ampleur tragique, parfois pathétique (toute la scène qui commence par Bill qui se regarde dans la glace, en se disant à haute voix j'aimerais bien me baiser...), à Buffalo Bill, et jamais depuis cet excellent acteur n'a retrouvé de rôle à sa hauteur.
Je retiendrai une séquence exceptionnelle : l'arrivée du FBI en plein enterrement, et Clarisse, volontairement mise à part par son supérieur, qui se retrouve entourée de membres de la police locale qui la dévisagent, où l'on sent le poids de ces regards scrutateurs sur cette jeune fille (il est clair qu'ils ne la voient pas en agent fédéral, mais plutôt en curiosité, voire en objet de désir), et Clarisse ne s'en sort qu'en se dirigeant vers le cercueil (la caméra face à elle), revivant ainsi un évènement douloureux de son enfance.
Il y a des films cultes, et il y a la catégorie au dessus. J'ose avancer que ce Silence des Agneaux en fait partie, et qu'il ne vieillira jamais, et à deguster avec un verre de chianti...
09 juin 2009
My jukebox monthly (juin 2009)
Voilà donc un peu mon best of à moi (à l'unique condition que je me suis posé de ne mettre que deux titres par album, ce qui est super surtout pour le deuxième album), qui ne prend pas en compte ce dernier opus.
Nancy Boy (Placebo) : premier tube, en tout cas bien soutenu par MTV à l'époque, titre qui a imposé une certaine image trash du groupe et de Brian Molko qui va longtemps leur coller à la peau, image pourtant balayé, à mon avis, dès le deuxième album. Reste ce titre violent, aux guitares tranchantes et à l'urgence punk, qu'on ne retrouvera presque plus par la suite.
I Know (Placebo) : chanson prémisse de la mélancolie qui va recouvrir une bonne partie des chansons de Placebo et parce qu'à un moment donné, à l'adolescence, cette chanson, comme presque tout ce premier album, m'a parlé et semblait dire quelque chose de moi.
Pure Morning (Without You I'm Nothing) : à se demander si c'était bien le même groupe, la première fois que j'ai écouté les premières notes de cette chanson hors norme. Variation de plus de 3 minutes sur un seul et même accord, peut-être LE chef d'oeuvre de ce groupe, soutenu en plus par un clip vraiment superbe. Pour l'anecdote, on trouvait sur l'une des deux versions (j'avais bien écumé 4 ou 5 FNAC pour la choper) du single LA face B désormais mythique, le fameux Mars Landing Party, avec sa ritournelle vaguement bossa et surtout ses fameuses paroles embrasse-moi, mets ton doigt dans mon cul, une présence ambigüe, une présence inconnue, jusqu'à c'que j'en peux plus...
Without You I'm Nothing (Without You I'm Nothing) : rarement une musique porte aussi bien les paroles, et le titre annonce la couleur. Guitare, basse, batterie, juste ça, et une charge émotionnelle exceptionnelle pour ce genre de configuration rock. Un must. A savoir que Bowie a posé sa voix en deuxième voix sur cette chanson, en live et en single.
Black Eyed (Black Market Music) : deux accords, puissance, émotion. Je rêve d'écrire ce genre de chanson. Pour sûr l'un des sommets de ce troisième opus, totalement réorchestré pour leur concert de décembre 2008 à Angkor (dispo sur l'édition limitée de leur dernier disque).
Slave to the Wage (Black Market Music) : it's a race, a race for rats, a race for rats to die... Un clip ultra référencé Gattaca, mais un Molko qui sort un peu de la mélancolie pour poser un regard sur le monde.
Special Needs (Sleeping with Ghosts) : une belle écriture, un peu plus de légéreté dans la mélancolie, une production étonnante, avec des claviers très présents et une batterie nerveuse (Hewitt est un batteur exceptionnel), et pourtant en fond une guitare ultra saturée, qui nappe plus qu'elle enveloppe la chanson. Un très beau moment de cet opus mal aimé (pour parfois quelques bonnes raisons).
Protect Me From What I Want (Sleeping with Ghosts) : à l'instar du Peeping Tom du précédent album, Placebo parle d'un mal-être quelque peu civilisationnel, sur une ritournelle (une valse, comme dit Molko sur le DVD Soulmates Never Die) presque légère. Chanson très bien adaptée en français par Virginie Despentes, et mise sulfureusement en image (interdit aux mineurs, vous ne direz pas que je ne vous l'ai pas dit !) par Gaspard Noé.
Follow The Cops Back Home (Meds) : chanson dans la même veine que la précédente, en plus rock guitaristiquement parlant. Elle m'a soufflé dès la première écoute, et au moins tout autant en live. Et Molko prouve aussi qu'il est capable d'avoir plus de coffre (vous avez écouté Battle For The Sun, la chanson, et sa fin ?) que ce qu'on pouvait penser de lui ne serait-ce que deux albums auparavant.
Broken Promise (Meds) : exceptionnel duo avec Michael Stipe, le chanteur de REM, j'ai cru entendre à certains égards du Deftones, pour ceux qui connaissent. En plus c'est agréable d'écouter la voix de Stipe sur de grosses guitares.
Soyons honnêtes, ce jukebox ne me satisfait pas totalement, juste parce que je me suis mis des règles. Mais bon, sans ça, on y serait encore...
04 juin 2009
Le copain du mois (juin 2009)
J'ai hâte de voir son Dr Parnassus...
03 juin 2009
02 juin 2009
27 mai 2009
Mode répondeur
08 mai 2009
Longue vie et prospérité
Louise, Solveig, JeanneNée le 8 mai 2009 aux alentours de 16h35
52cm, 3kg820
Ma maman va très bien, moi aussi, le premier biberon s'est très bien passé, et demain je rencontre ma grande sœur et mes grands-parents !
07 mai 2009
Star Trek - Croire en son Destin

Star Trek est un univers difficile à réécrire, à réinventer, compte-tenu de sa longévité médiatique (40 ans !), de sa chronologie précise et de son cadre plutôt rigoureux (valeurs véhiculées, relations entre les peronnages, design...). Surtout si, comme l'a choisi Abrams, on veut reprendre tout, ou presque, aux origines (grande mode hollywoodienne, soit-dit en passant, si l'on repense aux derniers Batman, au Superman de Singer, ou au récent Wolverine, et je dois en oublier d'autres).
Sans vraiment dévoiler l'intrigue, la solution est scénaristiquement la meilleure qui soit, pour cet univers et pour un public profane, clairement visé par Abrams : cette solution est l'uchronie (cliquez sur le lien pour ceux qui ne connaisse pas ce procédé), en gros de créer un univers parallèle, chose commune ces dernières années dans les comics US du genre X-Men si je ne me trompe. Et de fait, cela fonctionne, même si, jusqu'au dévoilement du pourquoi du comment, j'ai mis du temps à comprendre comment Abrams allait se dépatouiller avec toutes les incohérences face à la chronologie originale. Ainsi (et j'étais accompagné d'un novice en la matière qui le confirmerait), tout est a redécouvrir, même si le connaisseur est servi en terme de références, sans pour autant que celles-ci biaisent le plaisir du néophyte.
Visuellement, Abrams a saupoudré un univers plutot austère au départ d'une bonne dose de space opera à la Star Wars, sans pour autant dénaturé l'esprit : les batailles spatiales sont dantesques, les visuels (la sortie de l'Enterprise des brumes de Titan...) sont magnifiques, les vaisseaux ont de la gueule. Pourtant, cela ne l'empêche non plus de nous offrir de beaux personnages, Spock en tête, ainsi que l'evil guy Nero, et d'offrir des moments réellement émouvants (les 5 premières minutes, j'ai failli verser ma larme...). Les pyjamas sont là, la téléportation, la chambre de dilithium aussi, et même l'infirmière Chappell, mais au delà de ces clichés, tout ce qui fait le charme de Star Trek est là et entre le fameux esprit d'équipe : Spock et Kirk peuvent être héroïques tant qu'ils le veulent, sans leur équipage ils ne sont rien. Et on ne s'ennuie pas une seconde, en vibrant lors des batailles, en prenant le temps de s'attacher aux personnages, en attendant avec impatience le dénouement et en se disant qu'à la fin, on est pas contre le fait qu'Abrams rempile pour une ou deux péloches du même acabit.
Coté casting, Zachary Quinto EST Spock, qui plus est sous le haut-patronnage de Leonard Nimoy (je n'en dis pas plus)... Eric Bana (le Hulk d'Ang Lee) campe un vrai bad guy romulien, comme la série n'avait pas eu de bad guy (exception faite des Borg, en particulier de la reine Borg de Premier Contact) de ce genre depuis peut-être Khan, et sans ainsi faire le catalogue de tous les personnages, je parlerai juste de l'impeccable et scotty-esque Simon Pegg (Shaun du plus que respectable Shaun of The Dead, et flic incorruptible et bruckheimer-esque du non mois réussi Hot Fuzz) qui cultive une étonnante similitude d'interprétation avec James Doohan, l'interpréte original de l'ingénieur en chef Montgomery Scott. A noter le retour de la désormais discrète au cinéma Winona Ryder (Amanda Grayson, la mère humaine de Spock) qui, si l'on la voit peu à l'écran, illumine toujours autant de sa présence l'écran d'une salle obscure.
Du grand spectacle, de l'humour, de l'espace, du suspens, des pyjamas, de l'action, de l'émotion et des téléportations, pour sûr j'ai vu un excellent film de science-fiction, qui démontre la force de cet univers qui tient finalement, plus que par sa chronologie, surtout parce qu'il véhicule certaines valeurs toujours d'actualité, même 40 ans plus tard, et qu'Abrams a eu la bonne idée de ne pas diluer dans du sentimatilisme forcené ou de la castagne à tout va, d'où aussi, quand le générique de fin arrive, la sensation d'avoir vu un vrai film de Star Trek.
05 mai 2009
My jukebox monthly (mai 2009)
Janis Joplin - Me and Bobby McGee : Je découvre, grâce à la BO de Watchmen, la voix exceptionnelle de la Perle. Il faut que je me plonge un de ses quatre dans sa courte discographie. Chose rigolote (en tout cas pour moi), c'est Kris Kristofferson qui a écrite cette chanson.
The Smashing Pumpkins - Doomsday Clock (Zeitgeist) : parfois encensé, parfois raillé, drôle de parcours que celui des Citrouilles et de son leader Billy Corgan. Mais en réécoutant attentivement l'ensemble de leur discographie et en tombant sur cet énorme morceau, le père Corgan démontre que lui et ses cucurbitacés en avaient quand même sous la semelle question rock qui tâche.
The Beatles - While My Guitar Gently Weeps (White Album) : n'importe quel songwriter rêve d'écrire un classique comme celui-ci.
Radiohead - Bodysnatchers (In Rainbow) : à mon goût, l'un des meilleurs titre de leur dernier opus, et l'un des plus rock de leur carrière.
N. Sinatra & L. Hazlewood - Some Velvet Morning : mon titre favori de la jolie Nancy, accompagné du génial mais plus ou moins oublié Lee Hazlewood, auteur également du tube These Boots are Made for Walking. Une drôle d'atmosphère se dégage de cette chanson, dont j'ai du mal à trouver de plus amples informations, à la fois légère (les refrains de Nancy) et chargé d'une tension difficilement descriptible (les couplets de Lee). Je suspecte des paroles à double-tranchant, ce qui ne m'étonnerait guère de la part d'Hazlewood. Si quelqu'un a des infos...
Placebo - Battle for the Sun (Battle for the Sun, sortie prévue en juin, mais titre téléchargeable gratos sur leur site aux dernières nouvelles) : on aime ou on déteste, j'adore depuis le début. Les guitares sont de sortie, un nouveau batteur technique et efficace, un final héroïque : un excellent single, un excellent morceau de la bande à Molko. Vivement l'album.
04 mai 2009
03 mai 2009
La copine du mois (mai 2009)
23 avril 2009
Point sur le concours "Trouvez le prénom"
Bref. Comme promis, le nom du gagnant sera révélé en même temps que le prénom de notre seconde progéniture, qui pour l'instant semble se contenter du ventre de maman, alors que maman préfèrerait que celle-ci se décide à sortir.
Un dernier indice, au cas où...- Cultiste : Cécile
- Valentin : Alice
- Slu : Gerard
- Stef : Armance
- pour Raf : Camille
- Margot : L'escargot
- Anna : Lou
- Benoit : Eva
- Nelly : Emma
- Arthur : Zoé (j'ai toujours pas compris la blague avec Leïla, dsl...)
- Nolwenn : Nohann
- Alexandrine : Fanny
- Tramber : Poison Ivy
- Jose-Luis : Magda
- Marie-Claude : Jeanne
- Marimich : Louise
- Gregamoureudemarimich : Océane
- Charlotte : Manon
- Anthony : Shérazade
- Mégan : Alannah
- Anne : Paola
- Elise : Luce
- Marie-Lys : Yanna
- Lucie : Lilou
- Bacoco : Vitalie
- Cécile : Rosalie
- Claire : Lily
Alors...
Rendez-vous après l'accouchement, et d'ici là, vous pourrez toujours essayer de nous cuisiner, nous serons des vrais carpes, faisant passer Jean Moulin pour un piètre amateur du "je dirais rien du tout, allez tous vous faire voir" (oui, je sais, la comparaison est peut-être un peu exagérée vu la faible comparaison possible entre les deux situations).
22 avril 2009
Livre de chevet #2
"Si les peuples de la Terre n'étaient pas préparés à la venue des Martiens, c'était entièrement leur faute..."La science-fiction et le fantastique sont définitivement mes genres littéraires favoris, mais sauf exceptions (William Gibson, Stephen King, Pierre Bordage par exemple), il se trouve que je n'ai vraiment un intérêt pour ces littératures qu'à condition qu'elles soient pré-eighties. J'ai l'impression que la qualité réside principalement dans ces genres entre 1850 et 1980. Et ce livre en est un chef d'œuvre. Préfigurant, dans cet esprit frondeur, sans gêne, absurde et profondément drôle, un H2G2, Fredric Brown signe des pages à part dans la science-fiction. Pourtant très ancré dans son époque (1964, la Guerre Froide bat son plein), l'apparition de martiens nihilistes moqueurs sans limite, mais pas que (le personnage principal est indispensable,également au fonctionnement du mécanisme humoristique du livre), est à l'époque à contre-courant de ces extraterrestres supérieurs soit dans le bien soit dans le mal. Nous avons à faire ici à des martiens dont le seul intérêt est de saboter par le cynisme, la moquerie et la vérité tout le fonctionnement des sociétés humaines.
Voici le genre d'ouvrage drôle et intelligent, qui devrait figurer dans les programmes scolaires, franchement. La SF n'est pas réservée à des geeks asociaux, à des matheux rêveurs ou à une élite. Et je conseille, de fait, à tout ceux qui sont rebutés à l'idée même de lire de la SF de se jeter goulument sur ce livre.
21 avril 2009
Frères de sang

Bref, c'est d'abord le sujet qui m'a branché : la guerre de Corée. Le seul film sur cette guerre que j'avais vu est bien évidement le M*A*S*H d'Altman, mais la guerre de Corée est ici plus un prétexte que le véritable sujet du film. Je ne connais pas la guerre de Corée, son déroulement, et encore moins la propre vision de ceux qui l'ont vécu et qui en subissent encore les conséquences aujourd'hui.
Le pitch, c'est deux frères qui vont être enrolés, en 1950, dans l'armée du sud, celle que les américains, sous égide de l'ONU, soutiendront. Les événements vont peu à peu les séparer, jusqu'au drame, métaphore du déchirement des deux Corée. Le film, en retraçant le destin de ces frangins, balayent ainsi les trois ans du conflit, en partant 50 ans plus tard de fouilles sur le champ d'une bataille dantesque afin de retrouver le nom des corps retrouvés et contacter les familles.
C'est donc par ce film que le cinéma coréen me déniaise et dieu que c'est du bon cinéma que voilà. Cela pourrait tomber dans le ridiculement pathétique, par cette histoire des deux frangins, mais c'est filmé et raconté avec justesse et mesure dans l'expression des sentiments et de la relation fraternelle, relation dépassée par les enjeux de cette guerre. Les scènes de guerre sont sans fard, violentes et d'un réalisme à faire baver Spielberg sur son Soldat Ryan. Et surtout le contexte historique purement coréen (la présence de l'ONU et l'implication étrangère ne sont que peu explicitées, mise à part l'arrivée dans le conflit des chinois dans un déferlement impressionnant) semble (et je mets des pincettes car ma connaissance du conflit est plus que limitée) là encore sans concession et sans angelisme facile pour le Sud, ni de diabolisation forcée pour le Nord : embrigadement de force d'un coté ou de l'autre, enfants soldats, délires idéologiques (les purges, les viols, la terreur), massacres, tout ça pour le résultat que l'on connait aujourd'hui. Il est impossible de dévoiler le twist du film, mais le réalisateur réussit là en tout point un grand film (merci Arte pour l'avoir diffusé) juste, émouvant, et loin d'être à coté de la plaque techniquement parlant, je le rappelle, sur les scènes de guerre absolument grandioses !
Maintenant, j'ai plus qu'à me bouger le cul pour fouiller un peu plus la cinématographie du pays du Matin Calme. Des conseils, chers lecteurs, chères lectrices ?
15 avril 2009
10 avril 2009
Livre de chevet #1

Découvert grâce, à l'époque, à la sortie du film (merveilleux !) de Coppola, il m'a profondément marqué, au delà du thème du vampire que j'apprécie, par son approche littéraire du fantastique (je découvrais plus tard le Horla de Maupassant, et non de Flaubert comme écrit précédemment, rectification honteuse grâce à l'œil avisé de Mariaque, et le Dorian Gray de Wilde, et que tout cela participait également d'un courant nouveau de littérature fantastique), en particulier de part son style : le roman épistolaire. En effet, à part l'introduction, c'est à dire l'arrivée et le séjour de Jonathan Harker au château transylvannien du Comte, tout le reste du livre est épistolaire. Le lecteur n'a que le point de vue des personnages, sauf celui du Comte (ce qui bien évidement surajoute à l'aura mystérieuse du vampire), à travers lettres et journaux intimes. Et Stoker réussit le tour de force de nous faire vivre intensément cette histoire par ce procédé que l'on trouverait aujourd'hui casse-gueule, voire a priori rébarbatif, là où d'autres auraient écrit un roman avec un narrateur tout ce qu'il y a de plus classique.
Au delà même du jalon que va poser ce roman quant au mythe du vampire, c'est aussi une formidable photographie de l'Angleterre victorienne, de ses remous, de ses moeurs, de cette atmosphère où la science, l'industrie, le progrès portaient les espoirs et les rêves d'une certaine classe, d'une société qui en moins d'un siècle est passée des balbutiements de la science au cinématographe (ce que, petite parenthèse, le film de Coppola réussissait à transposer sans fausse note à l'écran).





